Lexique

Lexique de la soudure : les mots du poste, de l’arc au cordon

Facteur de marche, synergie, lift TIG, E6013… Les fiches techniques des postes à souder parlent une langue à part. Je l’ai mise à plat ici, en mots simples, avec ce que chaque terme change vraiment à l’atelier ou à l’achat.

  • 83 termes
  • 6 familles
  • Des renvois vers mes guides détaillés

Procédés

MMA, TIG, MIG ou fil fourré : le premier choix, celui qui décide des métaux, des épaisseurs et du budget.

MMA

ProcédésAussi : soudure à l'arc, électrode enrobée, SMAW

Le procédé le plus simple : un arc jaillit entre une électrode enrobée et la pièce, l'enrobage fond, protège le bain de l'air puis forme un laitier à casser. Pas de gaz, peu de matériel, insensible au vent : c'est le roi du chantier et de l'acier épais, moins à l'aise sous 2 mm.

TIG

ProcédésAussi : GTAW, soudure à l'argon

Un arc entre une électrode de tungstène qui ne fond pas et la pièce, sous un flux d'argon pur. Le métal d'apport s'ajoute à la main, avec une baguette. C'est le procédé le plus précis et le plus propre, pour l'inox, la tôle fine et, en courant alternatif, l'aluminium. C'est aussi le plus long à apprendre.

MIG/MAG

ProcédésAussi : MIG, MAG, GMAW, soudure au fil

Un fil fusible se déroule en continu dans la torche et sert à la fois d'électrode et de métal d'apport, sous gaz de protection. On parle de MIG avec un gaz inerte (argon, pour l'aluminium) et de MAG avec un gaz actif (mélange argon et CO2, pour l'acier). Rapide et vite pris en main, c'est le procédé roi du garage.

Fil fourré

ProcédésAussi : sans gaz, no gas, flux core, FCAW

Un fil creux rempli de flux, qui fabrique sa propre protection en fondant : plus besoin de bouteille de gaz. Pratique dehors et pour débuter, au prix de projections, d'un laitier à brosser et de fumées plus abondantes qu'en MIG gaz.

Poste semi-automatique

ProcédésAussi : semi-auto, poste à fil

Le nom courant du poste MIG/MAG ou fil fourré : la machine avance le fil toute seule, le soudeur guide la torche. On l'oppose au poste à électrodes, où il faut changer de baguette à chaque fin.

Multi-procédés

ProcédésAussi : 3-en-1, 5-en-1, combiné

Un poste qui réunit plusieurs procédés : MIG, fil fourré, MMA, souvent TIG lift, parfois découpe plasma. Les « 5-en-1 » ou « 7-en-1 » comptent volontiers chaque variante (MIG gaz, sans gaz, alu au pistolet) comme un procédé : le détail compte plus que le chiffre.

Découpe plasma

ProcédésAussi : plasma, coupeur plasma

Un arc qui ionise de l'air comprimé et le projette à très haute température pour couper le métal, pas pour le souder. Il demande un compresseur à côté. Coupe nette et rapide, y compris sur l'inox et l'aluminium.

Pointage

ProcédésAussi : points de soudure, mode spot

Quelques petits points posés aux extrémités, puis à intervalles réguliers, pour fixer les pièces avant le cordon. Ils gardent l'alignement et limitent la déformation. Certains postes MIG proposent un mode dédié qui coupe l'arc après un temps réglé.

Le poste et ses réglages

Les mots des fiches techniques, de l'inverter au facteur de marche, et ce qu'ils changent vraiment à l'atelier.

Inverter

Le poste et ses réglagesAussi : onduleur, poste à onduleur

Un poste à électronique de puissance qui découpe le courant à haute fréquence avant de le transformer. Résultat : 5 à 10 kg au lieu de 20 à 30, un arc plus stable et un meilleur facteur de marche que les anciens postes à transformateur. C'est la norme aujourd'hui.

Poste à transformateur

Le poste et ses réglagesAussi : poste traditionnel

L'ancienne génération : un gros transformateur en cuivre abaisse la tension du secteur. Lourd, gourmand et moins stable, mais quasi indestructible. On en croise encore beaucoup d'occasion, souvent à petit prix.

Voir aussiInverter

IGBT

Le poste et ses réglagesAussi : transistor IGBT, MOSFET

Le type de transistor qui découpe le courant dans la plupart des postes inverter actuels, réputé à l'aise sur les fortes intensités. C'est devenu un argument de fiche technique plus qu'un vrai critère de choix : la qualité de l'ensemble compte davantage.

Facteur de marche

Le poste et ses réglagesAussi : cycle de service, duty cycle

Le pourcentage d'un cycle de 10 minutes pendant lequel le poste soude sans surchauffer, à une intensité donnée. 60 % à 160 A veut dire 6 minutes de soudure puis 4 minutes de repos. Comparez deux postes à la même intensité et à la même température de mesure : un chiffre donné à 25 °C flatte le poste face à un chiffre à 40 °C.

Voir aussiAmpérageInverter

Ampérage

Le poste et ses réglagesAussi : intensité, ampères

Le courant de soudage, en ampères, qui fixe la chaleur apportée. Repères d'atelier : environ 40 A par millimètre d'électrode en MMA, 30 A par millimètre d'acier en TIG. L'intensité maximale d'un poste dit ce qu'il peut atteindre, pas ce qu'il tient dans la durée.

Tension à vide

Le poste et ses réglagesAussi : tension d'amorçage

La tension aux bornes du poste quand l'arc n'est pas allumé. Plus elle est élevée, plus l'amorçage est facile, surtout avec les électrodes basiques ou cellulosiques. Elle reste plafonnée par la norme, pour la sécurité du soudeur.

Voir aussiVRDHot start

VRD

Le poste et ses réglagesAussi : réducteur de tension

Un dispositif qui abaisse fortement la tension à vide tant qu'on ne soude pas, pour limiter le risque d'électrisation en milieu humide ou confiné. Utile sur chantier, il peut en revanche gêner l'amorçage de certaines électrodes.

Voir aussiTension à vide

PFC

Le poste et ses réglagesAussi : correction du facteur de puissance

La correction du facteur de puissance : le poste tire un courant plus propre sur le secteur. En pratique, il soude mieux sur une prise faible, au bout d'une longue rallonge ou sur un groupe électrogène, et fait moins sauter le disjoncteur. C'est une option de postes haut de gamme.

Synergie

Le poste et ses réglagesAussi : synergique, mode synergique

Le poste règle seul la vitesse du fil et la tension à partir de quelques informations : épaisseur, diamètre du fil, gaz. On ne touche qu'un bouton, idéal pour débuter, souvent avec une correction fine possible. Le mode manuel garde les deux réglages séparés, plus souple mais plus long à apprivoiser.

Voir aussiMIG/MAGPulsé

Pulsé

Le poste et ses réglagesAussi : double pulse, impulsion, double impulsion

Le courant alterne très vite entre un pic et un fond, ce qui chauffe moins la pièce : un atout sur la tôle fine, l'inox et l'aluminium. Le double pulse ajoute une seconde modulation, plus lente, qui donne les cordons en écailles régulières.

Voir aussiSynergieTôle fine

Hot start

Le poste et ses réglagesAussi : surintensité d'amorçage

Une surintensité brève au moment de l'amorçage en MMA, pour que l'électrode prenne du premier coup sans coller.

Arc force

Le poste et ses réglagesAussi : dynamique d'arc

Une hausse automatique du courant quand l'arc se raccourcit trop, pour éviter que l'électrode s'éteigne ou colle dans le bain. Réglable sur certains postes MMA, elle se monte surtout avec les électrodes basiques et cellulosiques.

Anti-sticking

Le poste et ses réglagesAussi : anti-collage

Si l'électrode colle à la pièce, le poste coupe presque aussitôt le courant : elle ne rougit pas et se décolle d'un petit coup de poignet.

Voir aussiHot start

Amorçage HF

Le poste et ses réglagesAussi : haute fréquence

En TIG, une décharge haute fréquence allume l'arc sans que le tungstène touche la pièce. Amorçage propre et électrode préservée, avec un revers : des parasites possibles sur l'électronique voisine.

Voir aussiLift TIGTIG

Lift TIG

Le poste et ses réglagesAussi : amorçage lift

L'amorçage TIG le plus simple : on pose le tungstène sur la pièce, on appuie, on relève. Le courant ne monte qu'au décollage, ce qui limite la pollution de l'électrode. C'est le TIG des postes MMA et des combinés.

AC/DC

Le poste et ses réglagesAussi : courant alternatif, courant continu, TIG AC/DC

En courant continu (DC), on soude l'acier et l'inox. L'aluminium demande du courant alternatif (AC), qui casse la couche d'oxyde en surface. Pour l'alu au TIG, un poste AC/DC est donc indispensable.

Balance AC

Le poste et ses réglagesAussi : équilibrage

Le réglage qui partage l'alternance entre le décapage de l'oxyde et la pénétration dans l'aluminium. Plus de décapage, c'est une auréole de nettoyage plus large autour du cordon, mais un tungstène qui chauffe davantage.

Voir aussiAC/DC

2T / 4T

Le poste et ses réglagesAussi : mode 2 temps, mode 4 temps

Deux modes de gâchette. En 2T, on soude tant qu'on appuie. En 4T, un premier appui lance l'arc, on relâche pour souder sans forcer, un second appui l'arrête. Le 4T soulage la main sur les longs cordons.

Voir aussiÉvanouissement

Pré-gaz et post-gaz

Le poste et ses réglagesAussi : post-gaz

Le gaz part un instant avant l'arc et continue après son extinction. Le post-gaz protège le bain qui refroidit et, en TIG, le tungstène encore rouge.

Voir aussiArgonPorosités

Évanouissement

Le poste et ses réglagesAussi : downslope, rampe de descente

En TIG, la descente progressive du courant en fin de cordon, pour refermer le bain sans cratère ni fissure.

Voir aussi2T / 4TFissure

Monophasé ou triphasé

Le poste et ses réglagesAussi : 230 V, 400 V, prise 16 A

Les postes de garage se branchent en monophasé 230 V. Les gros postes d'atelier passent au triphasé 400 V, plus puissant et plus régulier. Vérifiez aussi le calibre de la prise : à pleine puissance, un poste de 200 A peut faire sauter un disjoncteur de 16 A.

Groupe électrogène

Le poste et ses réglages

Souder loin du secteur impose un groupe assez puissant et à tension stable, bien au-delà de la consommation affichée du poste. Un inverter avec PFC s'en accommode nettement mieux.

Indice IP

Le poste et ses réglagesAussi : IP21S, IP23S

La protection du boîtier contre les corps solides et l'eau. IP21S suffit à l'abri, IP23S tolère la pluie fine sur chantier.

Connecteur euro

Le poste et ses réglagesAussi : torche euro

La prise standard des torches MIG/MAG. Une torche euro se remplace par n'importe quelle autre du commerce, à la longueur voulue. Une torche fixe, reliée au poste, limite les évolutions.

Voir aussiTorche

Dévidoir et galets

Le poste et ses réglagesAussi : galets d'entraînement, moteur de fil

Le moteur et les galets qui poussent le fil vers la torche. La gorge des galets dépend du fil : en V pour le fil plein, crantée pour le fil fourré, en U pour l'aluminium, plus tendre.

Voir aussiBobineGaine

Bobine

Le poste et ses réglagesAussi : D100, D200, D300

Le fil MIG se vend en bobines de 1 kg (D100), 5 kg (D200) et 15 kg (D300). Vérifiez celles que le poste accepte : les petites bobines coûtent nettement plus cher au kilo.

Pistolet à bobine

Le poste et ses réglagesAussi : spool gun

Une torche qui embarque sa propre petite bobine, pour souder l'aluminium au MIG sans pousser un fil tendre dans une longue gaine. Souvent la seule solution alu sur les postes d'entrée de gamme.

Torche

Le poste et ses réglagesAussi : pistolet

La poignée par laquelle passent le courant, le gaz et, en MIG, le fil. Sa longueur, son refroidissement (à air ou à eau) et sa prise en main comptent autant que le poste sur les longues séances.

Consommables et gaz

Électrodes, fils, gaz et pièces d'usure : ce qu'on rachète, et ce qui fait souvent la qualité du cordon.

Électrode rutile

Consommables et gazAussi : E6013

L'électrode du bricoleur : amorçage facile, arc doux, laitier qui se détache bien. Elle pardonne beaucoup, au prix d'une pénétration moyenne. Une 2,5 mm autour de 80 A couvre l'essentiel des travaux de garage.

Électrode basique

Consommables et gazAussi : E7018

Plus exigeante à amorcer, elle donne des soudures plus résistantes et moins sensibles à la fissuration, pour les pièces sollicitées. Elle craint l'humidité et se stocke au sec, voire en étuve.

Électrode cellulosique

Consommables et gazAussi : E6010

Un arc très pénétrant, prisé en tuyauterie et en position. Elle demande un poste capable de la tenir, ce que tous les petits inverters ne savent pas faire.

Électrode tungstène

Consommables et gazAussi : tungstène, lanthanée, cériée, thoriée

L'électrode du TIG, qui ne fond pas. Sa couleur indique l'alliage : lanthanée (or ou bleue), cériée (grise), thoriée (rouge, légèrement radioactive et de moins en moins conseillée). Pour l'acier en courant continu, on l'affûte en pointe, dans le sens de la longueur.

Baguette d'apport TIG

Consommables et gazAussi : métal d'apport, ER70S, 308L, 4043, 5356

Le métal ajouté à la main dans le bain, de même nature que la pièce : ER70S pour l'acier, 308L pour l'inox, 4043 ou 5356 pour l'aluminium. Son diamètre suit l'épaisseur, souvent 1,6 mm pour débuter.

Fil plein

Consommables et gazAussi : SG2, fil cuivré, fil massif

Le fil massif du MIG/MAG acier, souvent cuivré. Le 0,8 mm couvre l'essentiel du garage, le 0,6 mm sert à la tôle fine de carrosserie, le 1 mm à l'acier épais.

Mélange argon et CO2

Consommables et gazAussi : gaz MAG, gaz actif, 82/18, CO2

Le gaz du MAG acier, souvent dosé 82/18 ou 92/8 (argon et CO2). Plus il y a de CO2, plus la pénétration augmente, avec un peu plus de projections. Le CO2 pur coûte moins cher mais projette davantage.

Voir aussiArgonMIG/MAG

Détendeur débitmètre

Consommables et gazAussi : manodétendeur, débit de gaz

Il abaisse la pression de la bouteille et règle le débit de gaz, en litres par minute. Repère courant en TIG : 7 à 12 L/min selon le métal et l'épaisseur. Trop de débit crée des turbulences, et donc des porosités.

Voir aussiArgonPorosités

Buse

Consommables et gazAussi : buse céramique, buse gaz

La pièce au bout de la torche qui canalise le gaz autour du bain. En TIG, elle est en céramique et se choisit par numéro, selon son diamètre. En MIG, elle se nettoie souvent, les projections finissent par la boucher.

Tube contact

Consommables et gazAussi : tube de contact, tip

La petite pièce en cuivre au cœur de la torche MIG, qui transmet le courant au fil. Son diamètre doit correspondre au fil, et elle s'use : c'est un consommable à garder en réserve.

Voir aussiBuseFil plein

Gaine

Consommables et gazAussi : gaine guide-fil

Le conduit du faisceau de torche MIG dans lequel glisse le fil. En acier pour le fil acier, en téflon pour l'aluminium. Une gaine encrassée fait bégayer le fil.

Flux

Consommables et gazAussi : décapant

Le produit qui décape et protège le métal pendant la soudure ou le brasage. On le trouve dans l'enrobage des électrodes, au cœur du fil fourré, ou en pot pour le brasage.

Le geste et le cordon

Les mots du soudeur au travail, du bain de fusion à la passe de finition.

Bain de fusion

Le geste et le cordonAussi : bain

La petite flaque de métal liquide sous l'arc. Tout le geste consiste à la surveiller : sa taille et sa forme disent si la vitesse et l'intensité sont bonnes.

Cordon

Le geste et le cordonAussi : soudure

La soudure terminée, telle qu'on la voit. Un bon cordon est régulier, bien raccordé à la pièce sur ses deux bords, sans creux ni bourrelet.

Pénétration

Le geste et le cordon

La profondeur à laquelle la soudure fond la pièce. Insuffisante, l'assemblage ne tient qu'en surface. Excessive, on perce, surtout sur la tôle fine.

Voir aussiChanfreinCollage

Chanfrein

Le geste et le cordonAussi : biseau

Le biseau meulé sur les bords des pièces épaisses, pour que la soudure pénètre sur toute l'épaisseur. Au-delà de quelques millimètres, on chanfreine et on soude en plusieurs passes.

Passe de racine

Le geste et le cordonAussi : passe de remplissage, passe de finition

La première passe, au fond du chanfrein, qui assure la pénétration. Les suivantes remplissent, la dernière, dite de finition, donne l'aspect du cordon.

Voir aussiChanfreinLaitier

Laitier

Le geste et le cordonAussi : scorie

La croûte formée par l'enrobage ou le flux, qui protège le cordon pendant qu'il refroidit. On la casse au marteau à piquer et on brosse avant toute passe suivante.

Longueur d'arc

Le geste et le cordonAussi : arc court, arc long

La distance entre l'électrode et le bain. En MMA, on vise un arc à peu près égal au diamètre de l'électrode. Trop long, il crache et protège mal. Trop court, l'électrode colle.

Poussé ou tiré

Le geste et le cordonAussi : angle de torche

Le sens de la torche. Poussée, elle pointe vers l'avant : cordon plus plat et bonne visibilité, la règle en MIG gaz. Tirée, elle pointe vers le cordon déjà fait : plus de pénétration, la règle en MMA et au fil fourré.

Voir aussiMIG/MAGFil fourré

Positions de soudage

Le geste et le cordonAussi : à plat, montante, plafond

À plat, en angle, en montante, en descendante ou au plafond. À plat est la plus facile. La montante, de bas en haut, demande un courant plus faible et souvent un léger balayage.

Voir aussiBain de fusion

Préchauffage

Le geste et le cordon

Chauffer la pièce avant de souder, pour la fonte, les aciers épais ou riches en carbone. Il limite le choc thermique et les fissures au refroidissement.

Tôle fine

Le geste et le cordonAussi : carrosserie

Sous 2 mm, le métal perce et se déforme vite. On baisse l'intensité, on pointe beaucoup, on avance par petits cordons espacés, et on préfère le MIG en fil 0,6 mm ou le TIG.

Soudage de l'aluminium

Le geste et le cordonAussi : alu

L'aluminium fond sans changer de couleur, évacue vite la chaleur et se couvre d'une couche d'oxyde qui fond bien plus haut que le métal. Il faut un TIG en courant alternatif, ou un MIG avec fil alu, argon pur et souvent un pistolet à bobine.

Défauts de soudure

Pour mettre un nom sur un cordon raté, et retrouver le réglage qui l'a causé.

Caniveau

Défauts de soudureAussi : morsure

Une rigole creusée dans la pièce le long du cordon. Signe d'une intensité trop forte, d'un arc trop long ou d'une avance trop rapide.

Collage

Défauts de soudureAussi : manque de fusion

La soudure repose sur la pièce sans l'avoir vraiment fondue. Le cordon a l'air correct mais ne tient pas : intensité trop faible ou avance trop rapide.

Voir aussiPénétration

Projections

Défauts de soudure

Les gouttelettes de métal éjectées autour du cordon. Inévitables au fil fourré, elles trahissent en MIG un mauvais accord entre tension et vitesse de fil, ou un gaz inadapté. Un spray anti-adhérent facilite le nettoyage.

Fissure

Défauts de soudureAussi : crique

Le défaut le plus grave : une cassure dans le cordon ou juste à côté. Refroidissement trop brutal, acier difficile, fonte non préchauffée ou cratère de fin de cordon mal rempli en sont les causes classiques.

Déformation

Défauts de soudureAussi : voilage, retrait

La chaleur dilate le métal, qui se rétracte en refroidissant et tire les pièces. On pointe, on alterne les côtés et on soude par tronçons pour la limiter.

Voir aussiPointageTôle fine

Protection et atelier

Masque, gants, fumées et accessoires : ce qui protège les yeux, la peau et le reste de l'atelier.

Masque automatique

Protection et atelierAussi : masque LCD, cagoule électronique

Un filtre à cristaux liquides qui passe du clair au sombre en une fraction de milliseconde à l'amorçage. On garde les deux mains libres et on voit la pièce avant de souder. À comparer : nombre de capteurs, teinte réglable et classe optique.

Teinte DIN

Protection et atelierAussi : teinte du filtre, DIN 9-13

Le niveau d'obscurcissement du filtre. Repères : 9 à 10 jusqu'à 80 A, 10 à 11 de 80 à 150 A, 12 jusqu'à 250 A, 13 au-delà.

Classe optique

Protection et atelierAussi : 1/1/1/1

La note du filtre en quatre chiffres : netteté, diffusion de la lumière, homogénéité de la teinte, variation selon l'angle de vue. 1/1/1/1 est la meilleure possible, avec une image nette et sans teinte inégale sur les bords.

Voir aussiMasque automatique

Gants de soudeur

Protection et atelierAussi : gants cuir

Des gants en cuir à manchette. Épais et longs pour le MMA et le MIG, plus fins et souples, souvent en cuir de chèvre, pour garder la sensibilité au TIG.

Tablier de soudeur

Protection et atelier

Un tablier en cuir qui couvre le torse et les cuisses, plus léger qu'une veste pour les petits travaux ou le TIG.

Lunettes de soudure

Protection et atelier

Des lunettes teintées pour le brasage, l'oxycoupage ou le meulage. Face à un arc électrique, elles ne remplacent jamais un masque.

Rideau de soudure

Protection et atelierAussi : écran de soudage

Un écran souple et teinté qui isole le poste de travail et protège les personnes autour des rayonnements de l'arc.

Couverture ignifugée

Protection et atelierAussi : bâche anti-projections

Une toile en fibre de verre ou de silice qui protège le sol, un véhicule ou les objets proches des projections et des étincelles.

Fumées de soudage

Protection et atelierAussi : aspiration, ventilation

Les fumées métalliques de soudage sont classées cancérogènes. On ventile, on soude hors du panache et on aspire à la source dès qu'on travaille en intérieur.

Pince de masse

Protection et atelierAussi : masse

Elle ferme le circuit électrique sur la pièce. Mal serrée ou posée sur de la peinture, elle rend l'arc instable : on la fixe sur du métal propre, au plus près de la soudure.

Table de soudage

Protection et atelierAussi : marbre

Un plateau en acier, souvent perforé, qui sert de masse et de support de bridage. Elle apporte une précision qu'aucun établi en bois n'offre, sans risque de feu.

Équerre aimantée

Protection et atelierAussi : aimant de soudure

Elle maintient deux pièces à 45 ou 90 degrés le temps du pointage. On la retire avant le cordon complet : le magnétisme peut dévier l'arc.

Un mot vous manque ?

Le lexique grandit avec vos questions. Envoyez-moi le terme croisé sur une fiche technique ou à l’atelier, je le définis ici.